Gestion de l’azote

Impact de la culture intercalaire de légumineuses sur le cycle de l’azote, et évaluation du pâturage comme méthode de destruction des cultures de couverture

Agronomes responsables de la coordination : Marika Dewar-Norosky
Organisation : Manitoba Organics
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Bien qu’ayant démontré leur efficacité sur le plan agronomique pour l’apport d’azote, les engrais verts cultivés sur une saison complète prennent la place d’une culture commerciale, ce qui peut être perçu comme une charge financière. Les agriculteurs (biologiques et non biologiques) hésitent à prolonger leurs rotations ou à adopter des systèmes plus complexes sans preuves claires et pertinentes à l’échelle régionale que ces pratiques peuvent maintenir les rendements et assurer la viabilité économique.

Description : Cet essai à l’échelle du champ évalue un système de culture intercalaire et de pâturage sur deux ans visant à améliorer la gestion de l’azote et la rentabilité de la production céréalière. Plus précisément, il compare : 1) une culture intercalaire de pois jaune et d’avoine (récoltées, nettoyées et vendues séparément) contre-ensemencée avec une culture de couverture de vesce velue et de trèfle souterrain; et 2) un engrais vert de pois fourragers et d’avoine (contre-ensemencé avec une culture de couverture de vesce velue et de trèfle souterrain) qui sera détruit soit a) par le pâturage, soit b) par un travail du sol. L’année suivante, une culture de blé de printemps (qui sera récoltée comme culture principale) sera soit 1) semée seule, soit 2) contre-ensemencée avec du trèfle rouge. Cet essai, qui s’appuie sur des recherches menées sur de petites parcelles par l’Université du Manitoba, mesurera la teneur en nitrate du sol, le rendement et la biomasse du mélange pois jaune-avoine et du blé de printemps, ainsi que la biomasse du mélange avoine-pois fourrager et de l’engrais vert. Des analyses seront également effectuées pour déterminer la disponibilité de l’azote et la rentabilité économique de la culture intercalaire.

Évaluation de l’effet des EEA appliqués à l’automne sur le rendement en semences, la rentabilité et la réduction des émissions d’oxyde nitreux dans le production de semences fourragères et de gazon

Agronomes responsables de la coordination : Jo-Anne Relf-Eckstein
Organisation : Saskatchewan Forage Seed Development Commission
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2026

Obstacle : L’adoption des engrais à efficacité améliorée (EEA) dans les systèmes pluriannuels de production de cultures fourragères et de gazon se heurte à plusieurs obstacles, notamment le coût élevé de ces produits, l’absence de données régionales démontrant leurs avantages économiques ou environnementaux, et l’incertitude quant à leur performance dans des conditions réelles. Par conséquent, les producteurs — qui bénéficient d’une courte période sans gel et d’un long intervalle de froid entre l’épandage d’engrais à l’automne et les besoins des cultures au printemps — hésitent à investir dans les EEA sans preuve de leurs avantages économiques et environnementaux.

Description : Ce projet évalue l’urée standard appliquée à l’automne par rapport à des produits à efficacité améliorée dans des champs commerciaux de semences de plantes fourragères et de gazon, avec trois répétitions aléatoires. Les quatre traitements mis à l’essai sont les suivants : 1) urée à 100 % de la dose recommandée; 2) urée à 100 % de la dose recommandée avec un inhibiteur double (SuperUMC); 3) urée à 80 % de la dose recommandée avec un inhibiteur double; et 4) urée à 100 % de la dose recommandée avec un inhibiteur double et un engrais phosphoré liquide appliqué au printemps (PhosForce). Des analyses de tissus et des analyses de nitrates dans le sol après la récolte seront effectuées, et la biomasse aérienne, le rendement en semences et la qualité des semences seront mesurés. Des analyses statistiques et économiques seront également réalisées. Cela fournira aux producteurs des données précieuses sur l’efficacité de l’utilisation de l’azote et offrira des conseils pratiques à ceux qui envisagent d’adopter ces pratiques de gestion des éléments nutritifs.

Optimisation du rendement et de la qualité du blé : comparaison à l’échelle de la ferme entre l’application d’azote à taux standard et à taux variable

Agronomes responsables de la coordination : Lana Shaw
Agronome(s) en appui : Junaid Afzal et Salman
Organisation :
South East Research Farm
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Bien que de nombreux producteurs de blé comprennent la théorie de l’application d’azote à taux variable (ATV), son adoption a été freinée par les incertitudes liées à la rentabilité de l’investissement (le coût de la cartographie et de la technologie par rapport aux avantages), le risque de faibles teneurs en protéines et le manque de données locales quantifiant clairement l’avantage économique de l’ATV par rapport aux taux standards.

Description : Cet essai à l’échelle de la ferme, mené selon un dispositif en blocs répétés, compare une application d’azote à taux standard à une application d’azote à taux variable (ATV) dans deux champs de blé roux de printemps de l’Ouest canadien (CWRS) cultivés sur des terres non irriguées et présentant une topographie variable, dans la zone des sols noirs du sud-est de la Saskatchewan. En plus d’un suivi en post-levée, le rendement, la qualité, la teneur en protéines et l’efficacité d’utilisation de l’azote seront évalués sur des pentes faibles, moyennes et élevées. Le rendement économique ($/acre) de chaque stratégie d’application sera déterminé en fonction de la performance spécifique du site.

Engrais à efficacité améliorée (EEA) dans le nord-est de la Saskatchewan : quel est l’impact sur la gestion des éléments nutritifs et la rentabilité?

Agronomes responsables de la coordination : Ishita Patel
Agronome en appui : Lauriche De Villa
Organisation : Northeast Agriculture Research Foundation
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : En plus d’avoir à trouver un équilibre entre la production, la rentabilité et les impacts environnementaux, les producteurs exploitant des terres non irriguées dans le nord-est de la Saskatchewan doivent faire face à de nombreux défis : conditions météorologiques imprévisibles, hausse du coût des intrants et frais élevés de location ou d’hypothèque. Bien qu’il y ait un intérêt pour l’utilisation d’engrais azotés à efficacité améliorée (EEA), le manque de cohérence dans les communications concernant la rentabilité économique de ces produits, ainsi que l’incertitude liée à leur performance sur des sols à forte teneur en matière organique (6 à 10 % de MO), ont dissuadé les agriculteurs de les essayer.

Description : Cet essai en champ sera mis en place selon un dispositif en blocs aléatoires complets comprenant quatre répétitions et cinq traitements : 1) un produit à inhibiteur double (Active Stabilizer Plus), épandu en bande latérale à 75 % de la dose d’azote recommandée; 2) un mélange 50/50 d’ESN et d’urée conventionnelle, épandu en bande latérale à 75 % de la dose d’azote recommandée; 3) de l’urée non traitée à 75 % de la dose d’azote recommandée et un produit à base d’acides humiques (Resurge de Helena Agri Enterprises) à la dose recommandée sur l’étiquette (épandus en bande latérale); 4) un témoin d’urée non traitée, épandue en bande latérale à 100 % de la dose d’azote recommandée; et 5) un témoin d’ammoniac anhydre, épandu en bande au milieu des rangs à 100 % de la dose d’azote recommandée. Du canola de printemps LibertyLink sera semé et des analyses de tissus (au moment de la montée en graines) seront effectuées. Le rendement, la qualité, la teneur en huile et en protéines seront mesurés, ainsi que les niveaux de nitrate dans le sol après la récolte. Une analyse économique des traitements sera également effectuée.

Gérer son azote de façon éclairée dans le blé de printemps, au Bas-Saint-Laurent

Agronomes responsables de la coordination : Audrey-Anne Pelletier
Organisation : JMP Consultants
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Les productrices et les producteurs du Bas-Saint-Laurent cultivent souvent le blé de printemps sur des sols des groupes texturaux G2 et G3 dont la teneur en matière organique dépasse 4 %. Cependant, les nouvelles recommandations de fertilisation du MAPAQ ne tiennent compte de la matière organique que pour les sols de la classe texturale G1. Par conséquent, ces recommandations risquent de surestimer les besoins en azote dans la région. En raison des marges de profit serrées, les producteur·trice·s se montrent réticents à réduire les doses sans avoir accès à des données régionales spécifiques au blé de printemps démontrant que le rendement peut être maintenu. Par ailleurs, une diminution des apports d’azote en post-levée pourrait permettre de réduire les coûts d’engrais et d’améliorer la rentabilité. 

Description : Des essais en champ menés sur deux entreprises agricoles permettront de comparer quatre traitements de fertilisation azotée dans le blé de printemps. Le traitement témoin recevra jusqu’à 60 kg N/ha (54 lb N/acre) au semis, sans apport supplémentaire d’azote. Les autres traitements recevront la même dose au semis, suivie d’une application en post-levée (stade Zadok 26) de 30, 45 ou 60 kg N/ha (27, 40 ou 54 lb N/acre). Les teneurs en nitrates du sol et des tissus végétaux, la population, la pression des ravageurs et des mauvaises herbes, le rendement en grains, la teneur en protéines et le poids spécifique seront évalués. Une analyse économique permettra de comparer les différents traitements afin de déterminer s’il est possible de réduire les apports d’azote en post-levée sur les sols des groupes texturaux G2 et G3 présentant une teneur élevée en matière organique sans nuire à la rentabilité.

Optimisation de l'application de l'azote dans la culture de maïs tout en augmentant l'efficacité des opérations et la réduction de l'empreinte environnementale

Agronomes responsables de la coordination : Marie-Laurence Côté
Organisation : Groupe Envir-Eau-Sol Inc.
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Une application d’azote (N) après la levée du maïs permet souvent de mieux faire correspondre la disponibilité de l’azote avec la période de forte demande de la culture. Toutefois, un épandage à ce stade peut entrer en conflit avec d’autres travaux agricoles plus urgents, comme la première coupe de foin sur les fermes laitières. L’application de la totalité de l’N avant la levée pourrait améliorer l’efficacité opérationnelle de ces entreprises, surtout si elle est combinée à un travail du sol en bandes et au semis. De plus, l’utilisation d’urée enrobée de polymère pourrait contribuer à prolonger la disponibilité de l’azote. Les productrices et les producteurs n’ont pas accès à suffisamment de données régionales pour déterminer si cette approche permet de maintenir les rendements, et si elle représente une solution de rechange viable sur les plans agronomique, économique et environnemental.

Description : Un essai en bandes mené dans deux champs sur une ferme laitière et de grandes cultures au Québec permettra de comparer deux stratégies de fertilisation azotée dans le maïs apportant des doses totales d’azote similaires. Dans le traitement témoin, un engrais de démarrage sera épandu en bandes lors du semis, suivi d’un mélange d’urée et de sulfate d’ammonium appliqué en post-levée, autour du stade V6. Dans les bandes d’essais, un engrais de démarrage et un mélange 50:50 d’urée enrobée de polymère et d’urée conventionnelle seront épandus en un seul passage combinant le travail du sol en bandes et le semis, sans apport d’azote en post-levée. La performance des cultures, la dynamique de l’azote, la main-d’œuvre, la consommation de carburant, le coût des traitements et les émissions potentielles de gaz à effet de serre seront évalués afin de comparer les impacts agronomiques, opérationnels, économiques et environnementaux de ces deux stratégies.

Fertilisation soufrée et sursemis pour maximiser la fixation symbiotique de l’azote dans les pâturages

Agronomes responsables de la coordination : Frédérique Lavallée
Organisation : Écoboeuf
Pratiques : Gestion de l’azote, pâturage en rotation
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Les pâturages mixtes de légumineuses et de graminées sont la norme pour de nombreux producteurs de bœuf. Ces systèmes peuvent fournir de l’azote grâce à la fixation symbiotique. Cependant, les carences en soufre peuvent réduire la vigueur des légumineuses, ce qui entraîne une baisse de la productivité des pâturages et incite les producteurs à envisager l’utilisation d’engrais azotés de synthèse. Bien que ces engrais puissent augmenter le rendement fourrager, ils entraînent des coûts économiques et environnementaux et peuvent contribuer à réduire encore davantage la teneur en légumineuses dans les peuplements mixtes. Les producteurs ne disposent pas de données pertinentes à l’échelle régionale et commerciale démontrant que la fertilisation soufrée, combinée au sursemis de légumineuses, peut maintenir la productivité des pâturages et réduire la dépendance aux engrais azotés de synthèse.

Description :
Un essai en champ randomisé mené dans une ferme bovine commerciale de la région de la ceinture d’argile, au Québec, évaluera si la fertilisation soufrée peut améliorer l’établissement des légumineuses, la fixation symbiotique de l’azote et la productivité fourragère dans le cadre du pâturage en rotation. Les parcelles sursemées recevront un des traitements suivants : du sulfate de potassium, une source de soufre à libération rapide; du soufre élémentaire à libération lente, moins coûteux; aucun engrais soufré. L’établissement des légumineuses, la composition, le rendement et la qualité du fourrage, ainsi que les variables économiques des traitements seront évalués afin de déterminer si la correction des carences en soufre peut représenter une solution de rechange pratique et économiquement viable aux engrais azotés de synthèse dans les pâturages mixtes.

Évaluation des EEA à inhibiteur double dans la production de blé d’hiver à l’Île-du-Prince-Édouard

Agronomes responsables de la coordination : Steve Watts
Organisation : Genesis Crop Systems
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : À l’Île-du-Prince-Édouard, l’accès limité à de l’information indépendante, recueillie directement à la ferme, sur la performance et la rentabilité de l’utilisation d’engrais à efficacité améliorée (EEA) dans la production de blé d’hiver constitue un obstacle majeur à leur adoption. En effet, il existe peu de données régionales et locales démontrant que l’utilisation d’un EEA peut réduire les doses d’application totales d’azote et le nombre de passages dans les champs tout en maintenant le rendement, la qualité du grain, la praticabilité et la rentabilité. Ce manque de données, combiné au coût unitaire plus élevé associé à ces produits, rend les producteurs réticents à les essayer.

Description : Des essais répétés à l’échelle du champ seront menés dans six entreprises agricoles afin d’évaluer comment l’utilisation d’un engrais azoté à inhibiteur double, comme le SuperU, pour réduire les doses totales d’azote dans le blé d’hiver influence la performance des cultures, la rentabilité et l’efficacité opérationnelle. Chaque exploitation comparera trois traitements : 1) la pratique régulière de gestion de l’azote du producteur; 2) un traitement recevant environ 20 % de moins d’azote total, avec l’application d’une dose d’azote à inhibiteur double fournissant environ 30 à 45 % de l’azote total au moment du verdissement; et 3) un traitement recevant la même dose réduite d’azote total, mais sans inhibiteur. Les observations des agriculteurs permettront d’évaluer la facilité d’application et d’adoption. Le rendement en grains, la matière sèche, le poids spécifique, la teneur en protéines et la rentabilité des traitements seront également évalués.

Mesure de l’impact de différentes proportions de légumineuses dans un mélange de cultures de couverture sur les crédits d’azote disponibles pour la culture de maïs suivante

Agronomes responsables de la coordination : Florence Pomerleau-Lacasse
Organisation : Agri Conseils Maska
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Les cultures de couverture de légumineuses peuvent fournir de l’azote à la culture suivante et potentiellement réduire les besoins en engrais de synthèse. Toutefois, le coût des semences de légumineuses peut varier grandement selon les espèces. Il manque de données locales sur la proportion de légumineuses qui permet réellement d’optimiser la biomasse, l’apport en azote et le rendement économique.

Description : Cet essai prévoit la participation de quatre fermes. Deux mélanges de cultures de couverture (avoine, radis, pois fourrager ou féverole) seront semés côte à côte après une céréale, avec 50 % et moins de légumineuses, et avec 70 % et plus. La biomasse et la qualité des cultures de couverture seront mesurées. Dans la culture de maïs de l’année suivante, des bandes d’essais fertilisées seulement avec de l’engrais de démarrage seront comparées aux doses d’azote standards. L’évolution de la concentration de nitrates dans le sol, la concentration de nitrates dans les tiges de maïs, ainsi que le rendement du maïs seront mesurés. Ensuite, une analyse des données économiques permettra de déterminer la proportion de légumineuses qui offre la meilleure valeur agronomique et économique.

Évaluation des crédits d’azote provenant des cultures de couverture de légumineuses dans les régions froides afin d’orienter la gestion de la fertilisation azotée dans la culture de la pomme de terre

Agronome responsable de la coordination : Yolaine Filion
Organisation : Club d’encadrement technique pommes de terre
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : La pomme de terre est une culture exigeante en azote, et un apport insuffisant ou excessif peut nuire à la santé, au rendement, et à la qualité des plants. Dans les régions plus froides où les saisons de croissance sont plus courtes, peu de données existent sur la valeur réelle des crédits d’azote provenant des cultures de couverture de légumineuses. Par conséquent, les producteur·trice·s de pommes de terre hésitent à diminuer les doses d’engrais azotés de synthèse.

Description : Cet essai sera réalisé avec un dispositif en tiroir comprenant des répétitions. Il permettra de comparer une culture de couverture de légumineuse (pois fourrager) semée après la récolte de canola avec un témoin sans culture de couverture. Trois doses d’azote (N) seront appliquées en post-levée : la dose d’azote standard du producteur et deux doses réduites (15 kg N/ha et 30 kg N/ha en dessous de la dose standard). La biomasse de la culture de couverture, la concentration de nitrate dans le sol et les pétioles, et le rendement et la qualité des tubercules de pomme de terre serviront à quantifier les crédits d’azote. Ensuite, une analyse économique permettra d’évaluer la faisabilité d’ajuster les doses d’engrais de synthèse en conséquence.

Essais adaptatifs sur la fertilisation azotée dans le maïs après une culture de couverture

Agronomes responsables de la coordination : Lorraine Vandermyden, Jackie Clark
Organisation : The Ontario Soil Network et Ecological Farmers Association of Ontario
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Été 2025 et été 2026

Obstacle : L’azote est un intrant essentiel et coûteux. Une mauvaise gestion peut avoir des conséquences économiques et environnementales. Certains agriculteur·trice·s ont adopté des pratiques de gestion bénéfiques, telles que les cultures de couverture, pour améliorer le cycle des nutriments et accroître la flexibilité dans la gestion de l’azote. Toutefois, un obstacle majeur demeure. Il s’agit du manque de données locales, recueillies sur le terrain, sur la quantité d’azote qui peut être retranchée dans le maïs après une culture de couverture de légumineuses sans compromettre le rendement ni la rentabilité.

Description : Cet essai sera mené sur 12 fermes à travers l’Ontario. La mise en place de bandes répétées permettra de comparer les doses d’azote (N) habituellement appliquées par les agriculteur·trice·s à des doses réduites (d’au moins 20 lb N/acre) dans le maïs suivant une culture de couverture. Les fermes peuvent choisir d’inclure un traitement témoin sans azote ou quasi sans azote. Les données relatives aux rendements, au sol et aux aspects économiques seront combinées avec les observations des agriculteur·trice·s afin de mieux comprendre les résultats.

Évaluation de la rentabilité et de la productivité des engrais à efficacité améliorée (EEA) dans les cultures de blé d’hiver irriguées

Agronome responsable de la coordination : Jamie Puchinger
Organisation : Farming Smarter
Pratique :  Gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Il existe peu de données sur l’analyse coûts-avantages de l’utilisation des EEA dans les cultures de blé d’hiver irriguées et semées à l’automne dans les Prairies.

Description : Cette étude vise à évaluer l’utilisation des EEA dans les cultures de blé d’hiver irriguées dans le sud de l’Alberta. Un dispositif en bandes répétées permettra de comparer deux doses d’urée épandue à l’automne (100 % et 80 % de la dose recommandée), avec et sans inhibiteur double (Anvol et Centuro U-Pro), à un témoin (sans azote). Dans le cadre de cet essai, des échantillons de sol, l’évaluation de la levée, la densité du couvert végétal, la vigueur, la biomasse et des images aériennes seront recueillis. Le rendement et la qualité du grain seront également mesurés, et l’efficacité de l’utilisation de l’azote ainsi que la rentabilité seront calculées. Le projet évalue des stratégies visant à réduire les pertes d’azote et les coûts d’exploitation tout en maintenant les rendements, afin d’améliorer la rentabilité globale.

Effets d’une réduction des doses d’azote combinée au semis sous couvert d’une culture de couverture de trèfle dans une rotation à base de céréales

Agronome responsable de la coordination : Lana Shaw 
Organisation: South East Research Farm Inc.
Practices: Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : La réduction des doses d’engrais azotés associée à un semis sous couvert de trèfle dans les cultures de céréales suscite des inquiétudes liées aux risques économiques.

Description : Cet essai vise à évaluer l’effet de la réduction de la dose d’azote (70 % de la dose standard) combinée à un semis de trèfle (rouge) sous couvert dans une culture d’avoine non irriguée. Il mesurera les impacts sur : l’efficacité de l’utilisation de l’azote; le rendement et la qualité des céréales; les apports en azote du trèfle rouge à la culture suivante; et la rentabilité des cultures intercalaires. Cet essai permettra de produire des données concrètes relatives à l’adoption de cette pratique.