État : En cours

Impact de la culture intercalaire de légumineuses sur le cycle de l’azote, et évaluation du pâturage comme méthode de destruction des cultures de couverture

Agronomes responsables de la coordination : Marika Dewar-Norosky
Organisation : Manitoba Organics
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Bien qu’ayant démontré leur efficacité sur le plan agronomique pour l’apport d’azote, les engrais verts cultivés sur une saison complète prennent la place d’une culture commerciale, ce qui peut être perçu comme une charge financière. Les agriculteurs (biologiques et non biologiques) hésitent à prolonger leurs rotations ou à adopter des systèmes plus complexes sans preuves claires et pertinentes à l’échelle régionale que ces pratiques peuvent maintenir les rendements et assurer la viabilité économique.

Description : Cet essai à l’échelle du champ évalue un système de culture intercalaire et de pâturage sur deux ans visant à améliorer la gestion de l’azote et la rentabilité de la production céréalière. Plus précisément, il compare : 1) une culture intercalaire de pois jaune et d’avoine (récoltées, nettoyées et vendues séparément) contre-ensemencée avec une culture de couverture de vesce velue et de trèfle souterrain; et 2) un engrais vert de pois fourragers et d’avoine (contre-ensemencé avec une culture de couverture de vesce velue et de trèfle souterrain) qui sera détruit soit a) par le pâturage, soit b) par un travail du sol. L’année suivante, une culture de blé de printemps (qui sera récoltée comme culture principale) sera soit 1) semée seule, soit 2) contre-ensemencée avec du trèfle rouge. Cet essai, qui s’appuie sur des recherches menées sur de petites parcelles par l’Université du Manitoba, mesurera la teneur en nitrate du sol, le rendement et la biomasse du mélange pois jaune-avoine et du blé de printemps, ainsi que la biomasse du mélange avoine-pois fourrager et de l’engrais vert. Des analyses seront également effectuées pour déterminer la disponibilité de l’azote et la rentabilité économique de la culture intercalaire.

Évaluation de l’effet des EEA appliqués à l’automne sur le rendement en semences, la rentabilité et la réduction des émissions d’oxyde nitreux dans le production de semences fourragères et de gazon

Agronomes responsables de la coordination : Jo-Anne Relf-Eckstein
Organisation : Saskatchewan Forage Seed Development Commission
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2026

Obstacle : L’adoption des engrais à efficacité améliorée (EEA) dans les systèmes pluriannuels de production de cultures fourragères et de gazon se heurte à plusieurs obstacles, notamment le coût élevé de ces produits, l’absence de données régionales démontrant leurs avantages économiques ou environnementaux, et l’incertitude quant à leur performance dans des conditions réelles. Par conséquent, les producteurs — qui bénéficient d’une courte période sans gel et d’un long intervalle de froid entre l’épandage d’engrais à l’automne et les besoins des cultures au printemps — hésitent à investir dans les EEA sans preuve de leurs avantages économiques et environnementaux.

Description : Ce projet évalue l’urée standard appliquée à l’automne par rapport à des produits à efficacité améliorée dans des champs commerciaux de semences de plantes fourragères et de gazon, avec trois répétitions aléatoires. Les quatre traitements mis à l’essai sont les suivants : 1) urée à 100 % de la dose recommandée; 2) urée à 100 % de la dose recommandée avec un inhibiteur double (SuperUMC); 3) urée à 80 % de la dose recommandée avec un inhibiteur double; et 4) urée à 100 % de la dose recommandée avec un inhibiteur double et un engrais phosphoré liquide appliqué au printemps (PhosForce). Des analyses de tissus et des analyses de nitrates dans le sol après la récolte seront effectuées, et la biomasse aérienne, le rendement en semences et la qualité des semences seront mesurés. Des analyses statistiques et économiques seront également réalisées. Cela fournira aux producteurs des données précieuses sur l’efficacité de l’utilisation de l’azote et offrira des conseils pratiques à ceux qui envisagent d’adopter ces pratiques de gestion des éléments nutritifs.

Optimisation du rendement et de la qualité du blé : comparaison à l’échelle de la ferme entre l’application d’azote à taux standard et à taux variable

Agronomes responsables de la coordination : Lana Shaw
Agronome(s) en appui : Junaid Afzal et Salman
Organisation :
South East Research Farm
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Bien que de nombreux producteurs de blé comprennent la théorie de l’application d’azote à taux variable (ATV), son adoption a été freinée par les incertitudes liées à la rentabilité de l’investissement (le coût de la cartographie et de la technologie par rapport aux avantages), le risque de faibles teneurs en protéines et le manque de données locales quantifiant clairement l’avantage économique de l’ATV par rapport aux taux standards.

Description : Cet essai à l’échelle de la ferme, mené selon un dispositif en blocs répétés, compare une application d’azote à taux standard à une application d’azote à taux variable (ATV) dans deux champs de blé roux de printemps de l’Ouest canadien (CWRS) cultivés sur des terres non irriguées et présentant une topographie variable, dans la zone des sols noirs du sud-est de la Saskatchewan. En plus d’un suivi en post-levée, le rendement, la qualité, la teneur en protéines et l’efficacité d’utilisation de l’azote seront évalués sur des pentes faibles, moyennes et élevées. Le rendement économique ($/acre) de chaque stratégie d’application sera déterminé en fonction de la performance spécifique du site.

Engrais à efficacité améliorée (EEA) dans le nord-est de la Saskatchewan : quel est l’impact sur la gestion des éléments nutritifs et la rentabilité?

Agronomes responsables de la coordination : Ishita Patel
Agronome en appui : Lauriche De Villa
Organisation : Northeast Agriculture Research Foundation
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : En plus d’avoir à trouver un équilibre entre la production, la rentabilité et les impacts environnementaux, les producteurs exploitant des terres non irriguées dans le nord-est de la Saskatchewan doivent faire face à de nombreux défis : conditions météorologiques imprévisibles, hausse du coût des intrants et frais élevés de location ou d’hypothèque. Bien qu’il y ait un intérêt pour l’utilisation d’engrais azotés à efficacité améliorée (EEA), le manque de cohérence dans les communications concernant la rentabilité économique de ces produits, ainsi que l’incertitude liée à leur performance sur des sols à forte teneur en matière organique (6 à 10 % de MO), ont dissuadé les agriculteurs de les essayer.

Description : Cet essai en champ sera mis en place selon un dispositif en blocs aléatoires complets comprenant quatre répétitions et cinq traitements : 1) un produit à inhibiteur double (Active Stabilizer Plus), épandu en bande latérale à 75 % de la dose d’azote recommandée; 2) un mélange 50/50 d’ESN et d’urée conventionnelle, épandu en bande latérale à 75 % de la dose d’azote recommandée; 3) de l’urée non traitée à 75 % de la dose d’azote recommandée et un produit à base d’acides humiques (Resurge de Helena Agri Enterprises) à la dose recommandée sur l’étiquette (épandus en bande latérale); 4) un témoin d’urée non traitée, épandue en bande latérale à 100 % de la dose d’azote recommandée; et 5) un témoin d’ammoniac anhydre, épandu en bande au milieu des rangs à 100 % de la dose d’azote recommandée. Du canola de printemps LibertyLink sera semé et des analyses de tissus (au moment de la montée en graines) seront effectuées. Le rendement, la qualité, la teneur en huile et en protéines seront mesurés, ainsi que les niveaux de nitrate dans le sol après la récolte. Une analyse économique des traitements sera également effectuée.

Le contre-ensemencement d’une céréale de printemps destinée à l’ensilage avec du ray-grass d’Italie représente-t-il une possibilité de prolonger la saison de paissance à l’automne?

Agronomes responsables de la coordination : Alyssa Krawchuk
Organisation : Lakeland Agricultural Research Association
Pratiques : Pâturage en rotation
Début de l’essai : Printemps 2027

Obstacle : Les conditions de sécheresse dans la région de Lakeland, en Alberta, ont mené à une diminution des réserves de fourrage et à une surexploitation des pâturages. Le surpâturage peut causer une diminution de la production l’année suivante, et nécessiter la mise en place de stratégies de gestion supplémentaires des pâturages (notamment une réduction du nombre de jours de paissance) pour assurer leur viabilité à long terme. Ce projet examine deux options de prolongation de la saison de paissance à l’automne afin de remédier potentiellement à ce problème.

Description : Cet essai en bandes aléatoires avec quatre répétitions comparera deux traitements semés au printemps : 1) blé tendre blanc de printemps uniquement, récolte sous forme d’ensilage, pâturage des chaumes; et 2) blé tendre blanc de printemps sursemé de ray-grass d’Italie, récolte sous forme d’ensilage, pâturage des chaumes. Le deuxième traitement permettra d’évaluer le potentiel du sursemis de ray-grass d’Italie pour la prolongation de la saison de paissance à l’automne. La biomasse, la qualité du fourrage et la repousse au printemps suivant seront évaluées, et une analyse économique sera effectuée.

La présence de bétail améliore-t-elle l’établissement des légumineuses lors de l’ensemencement par drone en vue de renouveler les pâturages?

Agronomes responsables de la coordination : Alyssa Krawchuk
Organisation : Lakeland Agricultural Research Association
Pratiques : Pâturage en rotation
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Le renouvellement des pâturages peut s’avérer difficile dans les zones éloignées où l’utilisation d’équipement mécanique est impossible. Par conséquent, on observe une diminution de la densité et de la qualité du fourrage (en particulier pour les espèces de légumineuses), ainsi qu’une réduction du nombre de jours de paissance. Bien que les drones offrent une nouvelle possibilité pour l’ensemencement, on estime que les taux d’établissement sont faibles en raison de l’absence d’incorporation (qui permet de maximiser le contact entre les semences et le sol). Le piétinement par le bétail représente une méthode d’incorporation simple qui ne nécessite pas d’équipement mécanique. Ce projet vise donc à examiner l’efficacité de cette méthode pour le renouvellement des pâturages éloignés dans un système de pâturage en rotation.

Description : Un essai en bandes randomisé avec quatre répétitions permettra de comparer quatre traitements : 1) témoin non amélioré; 2) ensemencement par drone, sans incorporation; 3) ensemencement par drone, suivi d’un hersage; et 4) ensemencement par drone, suivi d’un piétinement par le bétail (la densité animale lors de la première paissance sera de 150 000 livres/acre). Un mélange de légumineuses pré-inoculé, composé de fétuque rouge traçante, de luzerne à racine pivotante, de luzerne à racine fasciculée, de luzerne sauvage, de sainfoin, d’astragale pois-chiche, de trèfle rouge, de chicorée, de lotier corniculé et de mélilot, sera semé à raison de 10 lb/acre. Après la levée, l’essai sera pâturé afin d’assurer un bon établissement du fourrage. La levée, l’établissement, les épisodes de paissance et la biomasse seront mesurés et notés, et des analyses seront menées sur la qualité et les aspects économiques.

Évaluation des cultures de couverture avant une culture de pomme de terre dans les zones d’irrigation semi-arides du sud de l’Alberta

Agronomes responsables de la coordination : Emily Ford
Organisation : Quattro Farms
Pratiques : Cultures de couverture
Début de l’essai : Automne 2026

Obstacle : L’un des obstacles à l’adoption de cultures de couverture multi-espèces dans les systèmes de culture de pomme de terre irrigués du sud de l’Alberta est le manque de données régionales, recueillies sur le terrain, permettant de répondre aux préoccupations des producteurs concernant la logistique, le calendrier (courte période de semis en septembre), la dynamique de l’azote (immobilisation de l’azote ou libération imprévisible de l’azote) et la compatibilité avec la rotation des cultures.

Description : Afin d’évaluer la faisabilité et les avantages de la mise en place de cultures de couverture non brassicacées après la récolte des céréales, cet essai comparera deux traitements : la pratique régulière sans culture de couverture d’automne; et un mélange d’avoine, de phacélie, de trèfle incarnat et de tournesol, sélectionné pour éviter les problèmes de rotation avec la betterave à sucre et le canola de semence. Les traitements seront implantés en bandes (trois répétitions) sur un champ commercial irrigué par pivot afin de garantir la pertinence par rapport aux conditions réelles des entreprises agricoles. La biomasse des cultures de couverture, la couverture du sol et la composition des espèces seront évaluées, ainsi que les niveaux de nitrate dans le sol à l’automne et au printemps. La levée et le nombre de plants de pommes de terre (plantée après la destruction de la culture de couverture) seront également notés, ainsi que le rendement, la catégorie, la densité relative et le taux de rejet à la récolte. Une évaluation économique sera effectuée. Le projet produira des données pratiques, spécifiques à la région et recueillies à l’échelle du champ, afin d’aider les producteurs à prendre des décisions éclairées quant à l’adoption de cultures de couverture compatibles avec la rotation dans les systèmes de culture de pomme de terre irrigués.

Évaluation de pratiques identifiées par les agriculteurs pour lutter contre les limaces, un obstacle à l’adoption des cultures de couverture dans le sud de l’Ontario

Agronomes responsables de la coordination : Lorraine Vandermyden
Organisation : Ontario Soil Network
Pratiques : Cultures de couverture
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Les agriculteurs adoptent les cultures de couverture pour améliorer la santé des sols et accroître le rendement et la résilience de leurs cultures. Cependant, les résidus laissés à la surface du sol peuvent également servir de nourriture et d’habitat à des ravageurs indésirables, notamment les limaces. Les limaces constituent un problème de plus en plus courant et difficile à gérer pour les producteurs du sud de l’Ontario, causant de graves dommages en début de saison aux cultures commerciales telles que le maïs, les haricots comestibles et le soya. Elles se nourrissent également des cultures de couverture, réduisant la biomasse et les avantages qui y sont associés. Les agriculteurs réagissent en resemant, en intensifiant le travail du sol ou en réduisant la couverture de résidus. Certains ont identifié la pression exercée par les limaces comme un obstacle majeur au maintien ou à l’expansion des superficies consacrées aux cultures de couverture. La recherche pratique et appliquée sur la gestion des limaces dans les systèmes de production de cultures commerciales de l’Ontario est extrêmement limitée. 

Description : Trois essais en champ, en blocs aléatoires complets, menés dans le sud de l’Ontario aideront les agriculteurs à évaluer les pratiques potentielles de gestion des limaces adaptées à leurs systèmes de production. Les essais évalueront les pratiques suivantes : travail du sol peu profond en bandes au printemps dans le soya; apport de fer dans le sillon dans le maïs et les haricots comestibles; et ajout d’une plante de la famille des brassicacées à un mélange de cultures de couverture. Des données seront recueillies sur le nombre de limaces, les dommages causés aux plants en début de saison, le rendement des cultures principales, les observations sur le terrain, les besoins en main-d’œuvre et les variables économiques. Les résultats fourniront des observations pratiques et pertinentes à l’échelle locale sur l’efficacité de ces pratiques et contribueront à orienter les futures recherches et décisions en matière de gestion des limaces. 

Évaluation des cl virtuelles : un outil d’optimisation du pâturage en rotationôtures

Agronomes responsables de la coordination : Mélanie Perreault Gagnon
Organisation : Agrinova
Pratiques : Pâturage en rotation
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Le pâturage en rotation peut améliorer la productivité des pâturages et l’utilisation des terres. Toutefois, le temps, la main-d’œuvre, les coûts et les infrastructures nécessaires à la mise en place, au déplacement et à l’entretien des systèmes de clôture physiques peuvent limiter son adoption ou son expansion. Les systèmes de clôtures virtuelles pourraient permettre de relever certains de ces défis, tout en permettant une rotation des pâturages plus flexible et plus réactive, capable de s’adapter à la croissance des plantes fourragères et aux conditions changeantes. Cependant, les productrices et les producteurs manquent de données régionales issues d’essais en conditions réelles pour déterminer si cette technologie permet de contrôler efficacement les déplacements du bétail, de préserver la qualité des pâturages et les performances des animaux, de réduire le temps consacré à la gestion et d’offrir une solution de rechange financièrement viable aux clôtures physiques. 

Description : Un essai en champ mené dans un élevage bovin du Centre-du-Québec permettra de comparer les trois stratégies suivantes : (1) gestion du troupeau à l’aide de clôtures physiques, avec une rotation d’environ cinq jours par parcelle; (2) gestion du troupeau à l’aide des colliers GPS, permettant une gestion adaptative et des déplacements plus fréquents; et (3) un scénario théorique estimant la main-d’œuvre nécessaire pour obtenir la même gestion adaptative en déplaçant des clôtures physiques. Les mesures et observations porteront notamment sur la biomasse, la qualité et l’utilisation du fourrage, le comportement et l’adaptation des animaux, le temps consacré à la gestion, les aspects techniques ainsi que l’analyse économique réalisée. Les résultats serviront à évaluer la rentabilité et la faisabilité des systèmes de clôtures virtuelles, ainsi que leurs impacts agronomiques. 

Gérer son azote de façon éclairée dans le blé de printemps, au Bas-Saint-Laurent

Agronomes responsables de la coordination : Audrey-Anne Pelletier
Organisation : JMP Consultants
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Les productrices et les producteurs du Bas-Saint-Laurent cultivent souvent le blé de printemps sur des sols des groupes texturaux G2 et G3 dont la teneur en matière organique dépasse 4 %. Cependant, les nouvelles recommandations de fertilisation du MAPAQ ne tiennent compte de la matière organique que pour les sols de la classe texturale G1. Par conséquent, ces recommandations risquent de surestimer les besoins en azote dans la région. En raison des marges de profit serrées, les producteur·trice·s se montrent réticents à réduire les doses sans avoir accès à des données régionales spécifiques au blé de printemps démontrant que le rendement peut être maintenu. Par ailleurs, une diminution des apports d’azote en post-levée pourrait permettre de réduire les coûts d’engrais et d’améliorer la rentabilité. 

Description : Des essais en champ menés sur deux entreprises agricoles permettront de comparer quatre traitements de fertilisation azotée dans le blé de printemps. Le traitement témoin recevra jusqu’à 60 kg N/ha (54 lb N/acre) au semis, sans apport supplémentaire d’azote. Les autres traitements recevront la même dose au semis, suivie d’une application en post-levée (stade Zadok 26) de 30, 45 ou 60 kg N/ha (27, 40 ou 54 lb N/acre). Les teneurs en nitrates du sol et des tissus végétaux, la population, la pression des ravageurs et des mauvaises herbes, le rendement en grains, la teneur en protéines et le poids spécifique seront évalués. Une analyse économique permettra de comparer les différents traitements afin de déterminer s’il est possible de réduire les apports d’azote en post-levée sur les sols des groupes texturaux G2 et G3 présentant une teneur élevée en matière organique sans nuire à la rentabilité.

Optimisation de l'application de l'azote dans la culture de maïs tout en augmentant l'efficacité des opérations et la réduction de l'empreinte environnementale

Agronomes responsables de la coordination : Marie-Laurence Côté
Organisation : Groupe Envir-Eau-Sol Inc.
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Une application d’azote (N) après la levée du maïs permet souvent de mieux faire correspondre la disponibilité de l’azote avec la période de forte demande de la culture. Toutefois, un épandage à ce stade peut entrer en conflit avec d’autres travaux agricoles plus urgents, comme la première coupe de foin sur les fermes laitières. L’application de la totalité de l’N avant la levée pourrait améliorer l’efficacité opérationnelle de ces entreprises, surtout si elle est combinée à un travail du sol en bandes et au semis. De plus, l’utilisation d’urée enrobée de polymère pourrait contribuer à prolonger la disponibilité de l’azote. Les productrices et les producteurs n’ont pas accès à suffisamment de données régionales pour déterminer si cette approche permet de maintenir les rendements, et si elle représente une solution de rechange viable sur les plans agronomique, économique et environnemental.

Description : Un essai en bandes mené dans deux champs sur une ferme laitière et de grandes cultures au Québec permettra de comparer deux stratégies de fertilisation azotée dans le maïs apportant des doses totales d’azote similaires. Dans le traitement témoin, un engrais de démarrage sera épandu en bandes lors du semis, suivi d’un mélange d’urée et de sulfate d’ammonium appliqué en post-levée, autour du stade V6. Dans les bandes d’essais, un engrais de démarrage et un mélange 50:50 d’urée enrobée de polymère et d’urée conventionnelle seront épandus en un seul passage combinant le travail du sol en bandes et le semis, sans apport d’azote en post-levée. La performance des cultures, la dynamique de l’azote, la main-d’œuvre, la consommation de carburant, le coût des traitements et les émissions potentielles de gaz à effet de serre seront évalués afin de comparer les impacts agronomiques, opérationnels, économiques et environnementaux de ces deux stratégies.

Fertilisation soufrée et sursemis pour maximiser la fixation symbiotique de l’azote dans les pâturages

Agronomes responsables de la coordination : Frédérique Lavallée
Organisation : Écoboeuf
Pratiques : Gestion de l’azote, pâturage en rotation
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Les pâturages mixtes de légumineuses et de graminées sont la norme pour de nombreux producteurs de bœuf. Ces systèmes peuvent fournir de l’azote grâce à la fixation symbiotique. Cependant, les carences en soufre peuvent réduire la vigueur des légumineuses, ce qui entraîne une baisse de la productivité des pâturages et incite les producteurs à envisager l’utilisation d’engrais azotés de synthèse. Bien que ces engrais puissent augmenter le rendement fourrager, ils entraînent des coûts économiques et environnementaux et peuvent contribuer à réduire encore davantage la teneur en légumineuses dans les peuplements mixtes. Les producteurs ne disposent pas de données pertinentes à l’échelle régionale et commerciale démontrant que la fertilisation soufrée, combinée au sursemis de légumineuses, peut maintenir la productivité des pâturages et réduire la dépendance aux engrais azotés de synthèse.

Description :
Un essai en champ randomisé mené dans une ferme bovine commerciale de la région de la ceinture d’argile, au Québec, évaluera si la fertilisation soufrée peut améliorer l’établissement des légumineuses, la fixation symbiotique de l’azote et la productivité fourragère dans le cadre du pâturage en rotation. Les parcelles sursemées recevront un des traitements suivants : du sulfate de potassium, une source de soufre à libération rapide; du soufre élémentaire à libération lente, moins coûteux; aucun engrais soufré. L’établissement des légumineuses, la composition, le rendement et la qualité du fourrage, ainsi que les variables économiques des traitements seront évalués afin de déterminer si la correction des carences en soufre peut représenter une solution de rechange pratique et économiquement viable aux engrais azotés de synthèse dans les pâturages mixtes.

Évaluation des EEA à inhibiteur double dans la production de blé d’hiver à l’Île-du-Prince-Édouard

Agronomes responsables de la coordination : Steve Watts
Organisation : Genesis Crop Systems
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : À l’Île-du-Prince-Édouard, l’accès limité à de l’information indépendante, recueillie directement à la ferme, sur la performance et la rentabilité de l’utilisation d’engrais à efficacité améliorée (EEA) dans la production de blé d’hiver constitue un obstacle majeur à leur adoption. En effet, il existe peu de données régionales et locales démontrant que l’utilisation d’un EEA peut réduire les doses d’application totales d’azote et le nombre de passages dans les champs tout en maintenant le rendement, la qualité du grain, la praticabilité et la rentabilité. Ce manque de données, combiné au coût unitaire plus élevé associé à ces produits, rend les producteurs réticents à les essayer.

Description : Des essais répétés à l’échelle du champ seront menés dans six entreprises agricoles afin d’évaluer comment l’utilisation d’un engrais azoté à inhibiteur double, comme le SuperU, pour réduire les doses totales d’azote dans le blé d’hiver influence la performance des cultures, la rentabilité et l’efficacité opérationnelle. Chaque exploitation comparera trois traitements : 1) la pratique régulière de gestion de l’azote du producteur; 2) un traitement recevant environ 20 % de moins d’azote total, avec l’application d’une dose d’azote à inhibiteur double fournissant environ 30 à 45 % de l’azote total au moment du verdissement; et 3) un traitement recevant la même dose réduite d’azote total, mais sans inhibiteur. Les observations des agriculteurs permettront d’évaluer la facilité d’application et d’adoption. Le rendement en grains, la matière sèche, le poids spécifique, la teneur en protéines et la rentabilité des traitements seront également évalués.

Identifier les meilleurs mélanges de cultures de couverture semées à l’automne pour la régénération des champs et la rentabilité

Agronomes responsables de la coordination : Serena Black
Organisation : BC Forage Council
Pratiques : Cultures de couverture
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Il manque de données sur l’utilisation et la gestion des cultures de couverture, leurs impacts sur la performance des cultures suivantes, ainsi que sur les coûts économiques et la rentabilité de cette pratique.

Description : L’essai a été réalisé dans le cadre d’une rotation des cultures mixte typique de la Colombie-Britannique avec une irrigation limitée. Des mélanges de cultures de couverture ont été semés à l’automne après la récolte d’une culture fourragère annuelle, en vue de régénérer le champ et revenir à une culture fourragère vivace. L’essai compare deux variétés d’une culture de couverture mono-espèce (p. ex. le seigle d’automne commun et le seigle d’automne hybride) à un mélange de cultures de couverture plus diversifié (p. ex. chaque variété de seigle d’automne associé à du pois d’hiver autrichien). L’établissement des cultures de couverture, la biomasse, la santé du sol, la qualité du fourrage et le rendement des cultures suivantes seront mesurés, et une analyse économique sera effectuée.

Mesure de l’impact de différentes proportions de légumineuses dans un mélange de cultures de couverture sur les crédits d’azote disponibles pour la culture de maïs suivante

Agronomes responsables de la coordination : Florence Pomerleau-Lacasse
Organisation : Agri Conseils Maska
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Les cultures de couverture de légumineuses peuvent fournir de l’azote à la culture suivante et potentiellement réduire les besoins en engrais de synthèse. Toutefois, le coût des semences de légumineuses peut varier grandement selon les espèces. Il manque de données locales sur la proportion de légumineuses qui permet réellement d’optimiser la biomasse, l’apport en azote et le rendement économique.

Description : Cet essai prévoit la participation de quatre fermes. Deux mélanges de cultures de couverture (avoine, radis, pois fourrager ou féverole) seront semés côte à côte après une céréale, avec 50 % et moins de légumineuses, et avec 70 % et plus. La biomasse et la qualité des cultures de couverture seront mesurées. Dans la culture de maïs de l’année suivante, des bandes d’essais fertilisées seulement avec de l’engrais de démarrage seront comparées aux doses d’azote standards. L’évolution de la concentration de nitrates dans le sol, la concentration de nitrates dans les tiges de maïs, ainsi que le rendement du maïs seront mesurés. Ensuite, une analyse des données économiques permettra de déterminer la proportion de légumineuses qui offre la meilleure valeur agronomique et économique.

Recherche de la date de semis la plus tardive pour l’implantation à la dérobée des cultures de couverture après une culture de céréale de printemps, de soya et de maïs ensilage

Agronomes responsables de la coordination :  Isabelle Dubé, Emmanuelle Robertson
Organisation : Groupe PleineTerre inc.
Pratique :  Cultures de couverture
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Le manque de données régionales sur les dernières dates viables d’implantation des cultures de couverture rend difficile l’élaboration de recommandations fiables pour les agriculteur·trice·s. Dans les rotations classiques maïs–soya–céréales, la fenêtre d’implantation très courte après la récolte limite l’adoption de cette pratique et entretient une incertitude quant à ses retombées agronomiques et économiques.

Description : Cet essai vise à comparer des dates de semis standards et tardives à l’automne afin d’évaluer l’établissement des cultures de couverture. Les traitements sont les suivants : 

  • seigle d’automne (160 kg/ha) semé après une céréale de printemps le 15 septembre, le 1er octobre et le 15 octobre; 

  • avoine (50 kg/ha) et radis (4 kg/ha) semés par drone dans le soya aux stades R6 et R7; et

  • seigle d’automne (160 kg/ha) semé après le maïs ensilage le 15 octobre et le 25 octobre. 

Les performances des cultures de couverture, notamment la couverture du sol et la biomasse, seront évaluées à la fin de l’automne, et une analyse du budget partiel sera réalisée.

Évaluation des crédits d’azote provenant des cultures de couverture de légumineuses dans les régions froides afin d’orienter la gestion de la fertilisation azotée dans la culture de la pomme de terre

Agronome responsable de la coordination : Yolaine Filion
Organisation : Club d’encadrement technique pommes de terre
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : La pomme de terre est une culture exigeante en azote, et un apport insuffisant ou excessif peut nuire à la santé, au rendement, et à la qualité des plants. Dans les régions plus froides où les saisons de croissance sont plus courtes, peu de données existent sur la valeur réelle des crédits d’azote provenant des cultures de couverture de légumineuses. Par conséquent, les producteur·trice·s de pommes de terre hésitent à diminuer les doses d’engrais azotés de synthèse.

Description : Cet essai sera réalisé avec un dispositif en tiroir comprenant des répétitions. Il permettra de comparer une culture de couverture de légumineuse (pois fourrager) semée après la récolte de canola avec un témoin sans culture de couverture. Trois doses d’azote (N) seront appliquées en post-levée : la dose d’azote standard du producteur et deux doses réduites (15 kg N/ha et 30 kg N/ha en dessous de la dose standard). La biomasse de la culture de couverture, la concentration de nitrate dans le sol et les pétioles, et le rendement et la qualité des tubercules de pomme de terre serviront à quantifier les crédits d’azote. Ensuite, une analyse économique permettra d’évaluer la faisabilité d’ajuster les doses d’engrais de synthèse en conséquence.

Semis intercalaire de cultures de couverture dans le maïs-grain : essais comparatifs de méthodes d’implantation

Agronome responsable de la coordination : Camille Dumont
Organisation : Groupe ProConseil
Pratique :  Cultures de couverture
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Les producteur·trice·s hésitent à implanter des cultures de couverture dans le maïs en raison des coûts, du temps requis, de l’accès limité à des équipements spécialisés, de la courte fenêtre de croissance après récolte et des conditions humides favorisant la compaction. Le semis par drone dans le maïs offre une alternative rapide et potentiellement plus abordable, mais cette pratique demeure récente dans la région. Il est donc nécessaire de documenter les méthodes, le calendrier et les taux de semis afin d’identifier des approches efficaces et rentables, favorisant une implantation fiable et l’amélioration durable de la santé des sols.

Description : Cet essai prévoit la participation de quatre fermes. L’une des fermes comparera les traitements suivants 1) 10 kg/ha de ray-grass d’Italie semé à la volée dans le maïs en même temps que l’application d’azote en bandes; 2) 25 kg/ha de ray-grass d’Italie semé par drone avant la récolte du maïs; 3) et un témoin sans culture de couverture. Sur les autres fermes, un drone sera utilisé pour semer 15 kg/ha et 25 kg/ha de radis ou de canola d'automne avant la récolte du maïs. Ces traitements seront comparés à un témoin sans culture de couverture. Des données relatives au rendement du maïs, à la croissance des cultures de couverture et à la structure du sol seront collectées, et une comparaison économique sera effectuée.

Essais adaptatifs sur la fertilisation azotée dans le maïs après une culture de couverture

Agronomes responsables de la coordination : Lorraine Vandermyden, Jackie Clark
Organisation : The Ontario Soil Network et Ecological Farmers Association of Ontario
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Été 2025 et été 2026

Obstacle : L’azote est un intrant essentiel et coûteux. Une mauvaise gestion peut avoir des conséquences économiques et environnementales. Certains agriculteur·trice·s ont adopté des pratiques de gestion bénéfiques, telles que les cultures de couverture, pour améliorer le cycle des nutriments et accroître la flexibilité dans la gestion de l’azote. Toutefois, un obstacle majeur demeure. Il s’agit du manque de données locales, recueillies sur le terrain, sur la quantité d’azote qui peut être retranchée dans le maïs après une culture de couverture de légumineuses sans compromettre le rendement ni la rentabilité.

Description : Cet essai sera mené sur 12 fermes à travers l’Ontario. La mise en place de bandes répétées permettra de comparer les doses d’azote (N) habituellement appliquées par les agriculteur·trice·s à des doses réduites (d’au moins 20 lb N/acre) dans le maïs suivant une culture de couverture. Les fermes peuvent choisir d’inclure un traitement témoin sans azote ou quasi sans azote. Les données relatives aux rendements, au sol et aux aspects économiques seront combinées avec les observations des agriculteur·trice·s afin de mieux comprendre les résultats.

Évaluation de la rentabilité et de la productivité des engrais à efficacité améliorée (EEA) dans les cultures de blé d’hiver irriguées

Agronome responsable de la coordination : Jamie Puchinger
Organisation : Farming Smarter
Pratique :  Gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Il existe peu de données sur l’analyse coûts-avantages de l’utilisation des EEA dans les cultures de blé d’hiver irriguées et semées à l’automne dans les Prairies.

Description : Cette étude vise à évaluer l’utilisation des EEA dans les cultures de blé d’hiver irriguées dans le sud de l’Alberta. Un dispositif en bandes répétées permettra de comparer deux doses d’urée épandue à l’automne (100 % et 80 % de la dose recommandée), avec et sans inhibiteur double (Anvol et Centuro U-Pro), à un témoin (sans azote). Dans le cadre de cet essai, des échantillons de sol, l’évaluation de la levée, la densité du couvert végétal, la vigueur, la biomasse et des images aériennes seront recueillis. Le rendement et la qualité du grain seront également mesurés, et l’efficacité de l’utilisation de l’azote ainsi que la rentabilité seront calculées. Le projet évalue des stratégies visant à réduire les pertes d’azote et les coûts d’exploitation tout en maintenant les rendements, afin d’améliorer la rentabilité globale.