Optimisation de l'application de l'azote dans la culture de maïs tout en augmentant l'efficacité des opérations et la réduction de l'empreinte environnementale

Agronomes responsables de la coordination : Marie-Laurence Côté
Organisation : Groupe Envir-Eau-Sol Inc.
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Une application d’azote (N) après la levée du maïs permet souvent de mieux faire correspondre la disponibilité de l’azote avec la période de forte demande de la culture. Toutefois, un épandage à ce stade peut entrer en conflit avec d’autres travaux agricoles plus urgents, comme la première coupe de foin sur les fermes laitières. L’application de la totalité de l’N avant la levée pourrait améliorer l’efficacité opérationnelle de ces entreprises, surtout si elle est combinée à un travail du sol en bandes et au semis. De plus, l’utilisation d’urée enrobée de polymère pourrait contribuer à prolonger la disponibilité de l’azote. Les productrices et les producteurs n’ont pas accès à suffisamment de données régionales pour déterminer si cette approche permet de maintenir les rendements, et si elle représente une solution de rechange viable sur les plans agronomique, économique et environnemental.

Description : Un essai en bandes mené dans deux champs sur une ferme laitière et de grandes cultures au Québec permettra de comparer deux stratégies de fertilisation azotée dans le maïs apportant des doses totales d’azote similaires. Dans le traitement témoin, un engrais de démarrage sera épandu en bandes lors du semis, suivi d’un mélange d’urée et de sulfate d’ammonium appliqué en post-levée, autour du stade V6. Dans les bandes d’essais, un engrais de démarrage et un mélange 50:50 d’urée enrobée de polymère et d’urée conventionnelle seront épandus en un seul passage combinant le travail du sol en bandes et le semis, sans apport d’azote en post-levée. La performance des cultures, la dynamique de l’azote, la main-d’œuvre, la consommation de carburant, le coût des traitements et les émissions potentielles de gaz à effet de serre seront évalués afin de comparer les impacts agronomiques, opérationnels, économiques et environnementaux de ces deux stratégies.