Cultures de couverture

Mesure de l’impact de différentes proportions de légumineuses dans un mélange de cultures de couverture sur les crédits d’azote disponibles pour la culture de maïs suivante

Agronomes responsables de la coordination : Florence Pomerleau-Lacasse
Organisation : Agri Conseils Maska
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Les cultures de couverture de légumineuses peuvent fournir de l’azote à la culture suivante et potentiellement réduire les besoins en engrais de synthèse. Toutefois, le coût des semences de légumineuses peut varier grandement selon les espèces. Il manque de données locales sur la proportion de légumineuses qui permet réellement d’optimiser la biomasse, l’apport en azote et le rendement économique.

Description : Cet essai prévoit la participation de quatre fermes. Deux mélanges de cultures de couverture (avoine, radis, pois fourrager ou féverole) seront semés côte à côte après une céréale, avec 50 % et moins de légumineuses, et avec 70 % et plus. La biomasse et la qualité des cultures de couverture seront mesurées. Dans la culture de maïs de l’année suivante, des bandes d’essais fertilisées seulement avec de l’engrais de démarrage seront comparées aux doses d’azote standards. L’évolution de la concentration de nitrates dans le sol, la concentration de nitrates dans les tiges de maïs, ainsi que le rendement du maïs seront mesurés. Ensuite, une analyse des données économiques permettra de déterminer la proportion de légumineuses qui offre la meilleure valeur agronomique et économique.

Recherche de la date de semis la plus tardive pour l’implantation à la dérobée des cultures de couverture après une culture de céréale de printemps, de soya et de maïs ensilage

Agronomes responsables de la coordination :  Isabelle Dubé, Emmanuelle Robertson
Organisation : Groupe PleineTerre inc.
Pratique :  Cultures de couverture
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Le manque de données régionales sur les dernières dates viables d’implantation des cultures de couverture rend difficile l’élaboration de recommandations fiables pour les agriculteur·trice·s. Dans les rotations classiques maïs–soya–céréales, la fenêtre d’implantation très courte après la récolte limite l’adoption de cette pratique et entretient une incertitude quant à ses retombées agronomiques et économiques.

Description : Cet essai vise à comparer des dates de semis standards et tardives à l’automne afin d’évaluer l’établissement des cultures de couverture. Les traitements sont les suivants : 

  • seigle d’automne (160 kg/ha) semé après une céréale de printemps le 15 septembre, le 1er octobre et le 15 octobre; 

  • avoine (50 kg/ha) et radis (4 kg/ha) semés par drone dans le soya aux stades R6 et R7; et

  • seigle d’automne (160 kg/ha) semé après le maïs ensilage le 15 octobre et le 25 octobre. 

Les performances des cultures de couverture, notamment la couverture du sol et la biomasse, seront évaluées à la fin de l’automne, et une analyse du budget partiel sera réalisée.

Évaluation des crédits d’azote provenant des cultures de couverture de légumineuses dans les régions froides afin d’orienter la gestion de la fertilisation azotée dans la culture de la pomme de terre

Agronome responsable de la coordination : Yolaine Filion
Organisation : Club d’encadrement technique pommes de terre
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : La pomme de terre est une culture exigeante en azote, et un apport insuffisant ou excessif peut nuire à la santé, au rendement, et à la qualité des plants. Dans les régions plus froides où les saisons de croissance sont plus courtes, peu de données existent sur la valeur réelle des crédits d’azote provenant des cultures de couverture de légumineuses. Par conséquent, les producteur·trice·s de pommes de terre hésitent à diminuer les doses d’engrais azotés de synthèse.

Description : Cet essai sera réalisé avec un dispositif en tiroir comprenant des répétitions. Il permettra de comparer une culture de couverture de légumineuse (pois fourrager) semée après la récolte de canola avec un témoin sans culture de couverture. Trois doses d’azote (N) seront appliquées en post-levée : la dose d’azote standard du producteur et deux doses réduites (15 kg N/ha et 30 kg N/ha en dessous de la dose standard). La biomasse de la culture de couverture, la concentration de nitrate dans le sol et les pétioles, et le rendement et la qualité des tubercules de pomme de terre serviront à quantifier les crédits d’azote. Ensuite, une analyse économique permettra d’évaluer la faisabilité d’ajuster les doses d’engrais de synthèse en conséquence.

Semis intercalaire de cultures de couverture dans le maïs-grain : essais comparatifs de méthodes d’implantation

Agronome responsable de la coordination : Camille Dumont
Organisation : Groupe ProConseil
Pratique :  Cultures de couverture
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Les producteur·trice·s hésitent à implanter des cultures de couverture dans le maïs en raison des coûts, du temps requis, de l’accès limité à des équipements spécialisés, de la courte fenêtre de croissance après récolte et des conditions humides favorisant la compaction. Le semis par drone dans le maïs offre une alternative rapide et potentiellement plus abordable, mais cette pratique demeure récente dans la région. Il est donc nécessaire de documenter les méthodes, le calendrier et les taux de semis afin d’identifier des approches efficaces et rentables, favorisant une implantation fiable et l’amélioration durable de la santé des sols.

Description : Cet essai prévoit la participation de quatre fermes. L’une des fermes comparera les traitements suivants 1) 10 kg/ha de ray-grass d’Italie semé à la volée dans le maïs en même temps que l’application d’azote en bandes; 2) 25 kg/ha de ray-grass d’Italie semé par drone avant la récolte du maïs; 3) et un témoin sans culture de couverture. Sur les autres fermes, un drone sera utilisé pour semer 15 kg/ha et 25 kg/ha de radis ou de canola d'automne avant la récolte du maïs. Ces traitements seront comparés à un témoin sans culture de couverture. Des données relatives au rendement du maïs, à la croissance des cultures de couverture et à la structure du sol seront collectées, et une comparaison économique sera effectuée.

Essais adaptatifs sur la fertilisation azotée dans le maïs après une culture de couverture

Agronomes responsables de la coordination : Lorraine Vandermyden, Jackie Clark
Organisation : The Ontario Soil Network et Ecological Farmers Association of Ontario
Pratiques :  Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Été 2025 et été 2026

Obstacle : L’azote est un intrant essentiel et coûteux. Une mauvaise gestion peut avoir des conséquences économiques et environnementales. Certains agriculteur·trice·s ont adopté des pratiques de gestion bénéfiques, telles que les cultures de couverture, pour améliorer le cycle des nutriments et accroître la flexibilité dans la gestion de l’azote. Toutefois, un obstacle majeur demeure. Il s’agit du manque de données locales, recueillies sur le terrain, sur la quantité d’azote qui peut être retranchée dans le maïs après une culture de couverture de légumineuses sans compromettre le rendement ni la rentabilité.

Description : Cet essai sera mené sur 12 fermes à travers l’Ontario. La mise en place de bandes répétées permettra de comparer les doses d’azote (N) habituellement appliquées par les agriculteur·trice·s à des doses réduites (d’au moins 20 lb N/acre) dans le maïs suivant une culture de couverture. Les fermes peuvent choisir d’inclure un traitement témoin sans azote ou quasi sans azote. Les données relatives aux rendements, au sol et aux aspects économiques seront combinées avec les observations des agriculteur·trice·s afin de mieux comprendre les résultats.

Effets d’une réduction des doses d’azote combinée au semis sous couvert d’une culture de couverture de trèfle dans une rotation à base de céréales

Agronome responsable de la coordination : Lana Shaw 
Organisation: South East Research Farm Inc.
Practices: Cultures de couverture, gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : La réduction des doses d’engrais azotés associée à un semis sous couvert de trèfle dans les cultures de céréales suscite des inquiétudes liées aux risques économiques.

Description : Cet essai vise à évaluer l’effet de la réduction de la dose d’azote (70 % de la dose standard) combinée à un semis de trèfle (rouge) sous couvert dans une culture d’avoine non irriguée. Il mesurera les impacts sur : l’efficacité de l’utilisation de l’azote; le rendement et la qualité des céréales; les apports en azote du trèfle rouge à la culture suivante; et la rentabilité des cultures intercalaires. Cet essai permettra de produire des données concrètes relatives à l’adoption de cette pratique.

Analyse économique de différentes stratégies de prolongation de la saison de paissance

Agronomes responsables de la coordination : Serge Pageau, Émilie Blondeau
Organisation :  Conseil québécois des plantes fourragères
Pratiques :  Cultures de couverture, pâturage en rotation
Début de l’essai : Automne 2025

Obstacle : Il existe peu de données économiques et agronomiques locales permettant d’aider les agriculteur·trice·s à établir une stratégie visant à prolonger efficacement la saison de paissance à l’automne, tout en réduisant les coûts de main-d’œuvre et d’alimentation. Comme il n’existe pas d’analyse comparative complète par rapport à l’alimentation conventionnelle en bâtiment à base de foin, les agriculteur·trice·s manquent d’information pour prendre des décisions éclairées en ce qui concerne l’adoption de pratiques de gestion bénéfiques, telles que le pâturage en rotation et les cultures de couverture.

Description : Cet essai compare trois stratégies de paissance à la fin de la saison de croissance à l’automne dans une exploitation bovine : mise en réserve de fourrages au champ (stockpiling), cultures de couverture et pâturage de balles de foin. Le rendement et la qualité des fourrages, la consommation de matière sèche des animaux et les besoins en main-d’œuvre seront notés. Les données économiques de ces systèmes de pâturages prolongés seront comparées aux coûts et à la main-d’œuvre associés à la pratique standard de l’industrie consistant à nourrir les animaux avec du fourrage stocké, en milieu confiné. Les résultats aideront les agriculteur·trice·s à évaluer si ces stratégies peuvent améliorer la rentabilité et réduire la main-d’œuvre, tout en offrant des avantages environnementaux.