Gérer son azote de façon éclairée dans le blé de printemps, au Bas-Saint-Laurent

Agronomes responsables de la coordination : Audrey-Anne Pelletier
Organisation : JMP Consultants
Pratiques : Gestion de l’azote
Début de l’essai : Printemps 2026

Obstacle : Les productrices et les producteurs du Bas-Saint-Laurent cultivent souvent le blé de printemps sur des sols des groupes texturaux G2 et G3 dont la teneur en matière organique dépasse 4 %. Cependant, les nouvelles recommandations de fertilisation du MAPAQ ne tiennent compte de la matière organique que pour les sols de la classe texturale G1. Par conséquent, ces recommandations risquent de surestimer les besoins en azote dans la région. En raison des marges de profit serrées, les producteur·trice·s se montrent réticents à réduire les doses sans avoir accès à des données régionales spécifiques au blé de printemps démontrant que le rendement peut être maintenu. Par ailleurs, une diminution des apports d’azote en post-levée pourrait permettre de réduire les coûts d’engrais et d’améliorer la rentabilité. 

Description : Des essais en champ menés sur deux entreprises agricoles permettront de comparer quatre traitements de fertilisation azotée dans le blé de printemps. Le traitement témoin recevra jusqu’à 60 kg N/ha (54 lb N/acre) au semis, sans apport supplémentaire d’azote. Les autres traitements recevront la même dose au semis, suivie d’une application en post-levée (stade Zadok 26) de 30, 45 ou 60 kg N/ha (27, 40 ou 54 lb N/acre). Les teneurs en nitrates du sol et des tissus végétaux, la population, la pression des ravageurs et des mauvaises herbes, le rendement en grains, la teneur en protéines et le poids spécifique seront évalués. Une analyse économique permettra de comparer les différents traitements afin de déterminer s’il est possible de réduire les apports d’azote en post-levée sur les sols des groupes texturaux G2 et G3 présentant une teneur élevée en matière organique sans nuire à la rentabilité.